Les Faurécia d'Hénin-Beaumont affole leur Direction

Publié le par Tous ceux qui luttent pour sauver FAURECIA Auchel

Hier, la Voix du Nord relatait un mardi pas ordinaire sur le site Faurécia d'Hénin-Beaumont. Mal payés et, pour certains, sous le coup du chômage partiel, les salariés ont décidé de bloquer leur usine tôt le matin. A cela une bonne raison : un camion chargé de quoi équiper deux cents véhicules s'apprêtait à partir pour Sevelnord... à qui il ne restait de stock que pour assurer à peine trois heures de travail. Une occasion en or pour affoler les patrons, et ça n'a pas manqué de réussir.

Mise sous pression par ce blocus impromptu initié par l'intersyndicale CGT, CFTC, CFDT et FO, la Direction s'est d'abord montrée intransigeante. Mais elle a fini par céder, peu avant 18 heures, concédant de ne rien faire qui puisse diminuer les salaires et acceptant une négociation sur d'autres points d'achoppement. « S'ils nous mènent en bateau, on reprend », conclura un délégué CGT. L'avertissement est on ne peut plus clair.

Les revendications portaient notamment sur des salaires « à géométrie variable » - en fonction de la suppression du poste de nuit - et sur le paradoxe qui voit certains agents faire des heures supplémentaires pendant que d'autres sont mis au chômage partiel. « C'est n'importe quoi », a affirmé l'un des grévistes, questionné par le quotidien régional. On peut y voir, en effet, une façon d'opposer les uns aux autres. La méthode de la division est bien connue dans le milieu des multinationales et, chaque fois, ce sont tous les salariés qui en font les frais, quel que soit leur statut ou leur affinité syndicale. Ceux d'Auchel peuvent en témoigner, eux qui en ont déjà fait l'amère expérience...

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